10-e, további élmények: Sidi Bou Said, Nabeul és Hammamet

Tartalom
    - Sidi Bou Said
    - Nabeul
    - Hammamet
    - Hotel Hammametben

Sidi Bou Said
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A legtöbb képet a Dar El Annabi házban készítettük, amelyet az Ezeregy Éjszaka palotájának neveznek. El Annabi palotája volt, most magánmúzeum.

Sidi Bou Saïd (سيدي بو سعيد) est un village de Tunisie situé à une vingtaine de kilomètres au nord-est de Tunis. Il compte 4 793 habitants.
Perché sur une falaise dominant Carthage et le golfe de Tunis, il porte le nom d'un saint : Abou Saïd.
Il est desservi par la ligne ferroviaire du TGM qui le relie à La Marsa et Tunis.

Les Carthaginois puis les Romains auraient utilisé les hauteurs de l'actuel Sidi Bou Saïd pour y établir une tour à feu. Une mosaïque de six mètres sur cinq prouve d'ailleurs l'existence ancienne d'une villa romaine.
Au XIe siècle, les hauteurs du village sont choisies par les Almoravides pour la défense des côtes nord-est de la Tunisie. Des tours de guets et des tours à feu y sont construites. Elles donnent d'ailleurs l'appellation de la colline : Djebel Menara (« montagne du phare »).
Khalaf Ben Yahia Tamimi El Béji, né en 1156 et originaire de Béja, enseigne dans la rue qu'il habite à Tunis et qui a depuis conservé son nom. Vers la fin de sa vie, il se retire sur le Djebel Menara, dans le ribat construit sur la colline dominant le cap Carthage, pour monter la garde et y enseigner le soufisme. Il est alors surnommé « maître des mers » à cause de la protection que les marins naviguant à proximité du site pensent recevoir. Il meurt en 1231 et est enterré sur la colline. Sa zaouïa constitue sans doute le premier élément du village qui prendra son nom.
Des traces archéologiques repérées sur le versant nord laissent penser qu'un mur d'enceinte contourne alors le site.
Dès le XVIIe siècle, le charme de ce village séduit la bourgeoisie tunisoise qui y fait construire des demeures luxueuses. Il reçoit le nom de Sidi Bou Saïd lorsqu'il devient le siège d'une municipalité en 18933. Le 28 août 1915, un décret est pris pour assurer la protection du village, imposant le bleu et le blanc si chers au baron d'Erlanger et interdisant toute construction anarchique sur le promontoire4, faisant de Sidi Bou Saïd le premier site classé au monde.
Sidi Bou Saïd est rattaché au site de Carthage, classé patrimoine mondial par l'Unesco en 1979. Toutefois, les consignes de l'Unesco cédent devant l'urbanisation qui se développe depuis Sidi Bou Saïd jusqu'à La Malga et Salammbô ; les connexions électriques et téléphoniques aériennes dénaturent par ailleurs le paysage. De plus, la municipalité ne parvient pas à maîtriser le développement du souk du village.

À partir du XIXe siècle, Sidi Bou Saïd attire nombre d'artistes, musiciens et écrivains, dont Chateaubriand, Gustave Flaubert, Alphonse de Lamartine, André Gide, Colette et Simone de Beauvoir. Michel Foucault y rédige L'Archéologie du Savoir.

Les maisons de Sidi Bou Saïd qui combinent l'architecture arabe et andalouse et qui sont d'une blancheur éclatante et aux portes bleues, sont dispersées au hasard de ruelles tortueuses. Haut-lieu touristique aux couleurs de la mer Méditerranée, classé depuis 1915, le site est surnommé le « petit paradis blanc et bleu ».

Dar El Annabi, maison construite au XVIIIe siècle, a été la demeure du mufti El Annabi ; formée d'une cinquantaine de chambres et surnommée le « palais des milles et nuits », elle est transformée en musée qui présente des objets de style arabo-musulman dont une robe de mariée qui pèse 22 kilos.

Patrie de la musique, le village accueille le Centre des musiques arabes et méditerranéennes dans le palais de Rodolphe d'Erlanger. Baron franco-britannique à l'origine de la protection de la ville, il contribue grandement à la notoriété du site en revalorisant l'architecture tunisienne traditionnelle. Bénéficiant d'une décoration intérieure raffinée et d'un jardin luxuriant, le palais d'Erlanger est ouvert au public.

Sidi Bou Saïd est également réputé pour ses cafés dont les terrasses sont des lieux de détente très prisés des Tunisois.

A magánmúzeum

Az elõljáró

Pihenõ férfiak

Esküvõi ruha

Esküvõi elõkészületek

Imaterem

Szalon

Dolgozószoba

Hálószoba

Nabeul

Utazunk Nabeul felé

Nabeul
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Itt is varázslatos a Medina, itt árulják a város jellegzetes kerámiáit, amelyeket országszerte árusítanak.

Nabeul est réputée en Tunisie et à l'étranger pour la qualité artistique de ses poteries, en particulier de ses assiettes peintes et de ses faïences. Cette production est venue s'ajouter aux traditionnels articles utilitaires crus et poreux ; elle est relancée pendant la première moitié du XXe siècle grâce aux recherches des français Tessier, Deverclos et du tunisois Chemla.
Leurs efforts sont poursuivis par les artisans des ateliers locaux car la profession se transmet de père en fils. Plusieurs importants musées commencent à considérer avec intérêt les productions comportant certaines signatures, notamment celles de ces rénovateurs. Quant aux nattes, elles sont faites à base de jonc vert qui est normalement récolté au début de l'été et qui a plusieurs couleurs qui vont du jaune au vert en passant par le bordeaux et le bleu violacé. Il s'agit d'abord de mettre une grille d'alfa qui ne doit pas être transformée (c'est-à-dire qu'elle doit être à l'état brut). Ensuite, il faut commencer le tissage en croisant le jonc avec l'alfa. Ce croisement nécessite l'utilisation de ficelles de chanvre en remplacement des cordelettes d'alfa.
Les nattiers fabriquent des couffins de la même manière. Tout le travail est effectué dans la squifa des maisons ou dans les ateliers traditionnels. Les souks abritent également diverses productions locales ou provenant d'autres régions du pays : cuivre, cuir et vêtement, chéchia, broderies ou couffins.
La ville de Nabeul est par ailleurs le seul lieu en Tunisie où l'on trouve des figurines réalisées en sucre, confiserie préparée à chaque nouvel an musulman. Offertes aux enfants et aux mariées, elles trônent également sur les plats traditionnels de couscous. Obtenues à partir d'un moulage et décorées ou peintes avec des colorants naturels, elles sont ensuite déposées dans un plat creux et à pied, le mithred, au milieu de bonbons, dragées et autres fruits secs.
La culture des arbres fruitiers est axée sur les oranges, le citron Beldis ainsi qu'une grande variété de fleurs. Ainsi, les Nabeuliens distillent les fleurs, en particulier les fleurs du bigaradier, et les vendent en très grandes quantités. Une grande partie de la production est destinée au marché local tunisien, le reste allant à l'exportation.

A Medina bejárata

Nabeul utcáin egy amatõr zenekarba botlottunk:

Hammamet

À l'époque punique, la région ne tarde pas à devenir l'une des parties les plus fertiles du domaine agricole carthaginois. Avec la domination romaine apparaît une agglomération urbaine : Pupput. Sous les Romains, elle connaît un développement remarquable : de simple vicus, elle accède au rang de colonie honoraire (Colonia Aurelia Commoda) sous le règne de l'empereur Commode entre 185 et 192 (dans le cadre de la romanisation de l'Afrique).

Cité de Byzacène, elle se trouve au carrefour de deux axes routiers : l'un relie la côte orientale à la plaine céréalière de Thuburbo Majus et l'autre part de Carthage et longe le littoral jusqu'à Leptis Magna (actuelle Libye). Dès lors, la cité jouit des institutions municipales romaines et se pare des monuments caractéristiques de la cité romaine. Mais « la plus grande partie du site gît désormais sous les fondations des grands hôtels qui envahissent la côte. Les rares vestiges archéologiques sauvegardés par l'Institut national du patrimoine ne peuvent en aucun cas donner une idée, même très approximative, de la topographie générale du site ».

Parmi ces vestiges figurent des adductions d'eau, des réservoirs, des demeures et autres édifices pavés en général de mosaïques mais surtout des thermes romains. Ces derniers justifient le nom actuel de la ville — devenu sous les arabes hammamet qui est le pluriel de hammam — qui correspond à l'utilisation que les Romains en avaient fait depuis l'Antiquité et que poursuivent après eux les habitants successifs. Ils attestent du degré de civilisation que cette cité atteint à son époque. La découverte récente, sur le site de Pupput, de la plus grande nécropole romaine d'Afrique pallie la rareté des textes et éclaire d'un jour nouveau le passé de la cité.

En 678, avec la conquête arabe du cap Bon, Pupput est passée sous silence par les sources arabes : la cité désaffectée tombe en ruines car les Arabes, pour des considérations d'ordre géostratégique, lui préfèrent le site de l'actuelle médina sur un petit cap au nord de Pupput.

Le nom arabe d'Hammamet est mentionné pour la première fois par le géographe arabe Al Idrissi au XIIe siècle dans un ouvrage qu'il aurait composé vers 1154 sur ordre du roi normand Roger II de Sicile. Il la présente comme un fort ou château (ksar) : « Au cap d'El Hammamat se trouve un château édifié sur un promontoire qui s'avance dans la mer à environ un mille ». Ce fort, dont la construction remonterait aux années 893-914 fait partie d'une série de ribats similaires ayant pour rôle de défendre le littoral des razzias. Il est probable qu'Hammamet aurait servi d'avant-poste littoral jusqu'en 1186-1187, date à laquelle la ville est détruite impitoyablement par les Banu Ghaniya venus des îles Baléares.

Enceinte de la médina

Une agglomération urbaine se développe autour de ce fort, avec la fondation d'une partie de la mosquée au XIIe siècle, à une époque critique de l'histoire de l'Ifriqiya : invasion normande ajoutée à l'invasion hilalienne et à l'effondrement de l'état ziride. À partir du XIIIe siècle, il ne s'agit plus d'un fort mais d'une ville. Un voyageur marocain parle, en 1289, de la petite ville d'Hammamet et de ses remparts blanchis à la chaux. Sous les Hafsides, on s'empresse de construire les remparts de la ville — qui auraient été achevés vers le milieu du XIIIe siècle — pour renforcer l'armature défensive du littoral. On ordonne par ailleurs d'achever la construction de la Grande Mosquée d'Hammamet. Les deux monuments, comme tant d'autres, sont construits en matériaux prélevés sur les sites antiques voisins. La ville prend alors une certaine importance et devient le lieu de résidence du cadi.

En outre, il semble que la ville connaisse, par moments, une relative prospérité économique qui explique en partie les incursions et les assauts acharnés dont elle fait l'objet tout au long du XIVe siècle de la part des pirates pisans et catalans. Les quelques fortifications et restaurations dont elle bénéficie aux XIVe et XVe siècles, en l'occurrence la consolidation des remparts et l'édification de la kasbah sur l'emplacement d'un fort datant du XIIe siècle, ne peuvent mettre fin à ces incursions et razzias meurtrières.

Au XVIe siècle, son déclin s'accentue : «  Elle est habitée, selon Léon l'Africain, par de très pauvres gens. Tous sont pêcheurs, bateliers, charbonniers et blanchisseurs de toiles. Cette ville est tellement imposée par les rois [hafsides] que les pauvres gens sont presque mendiants ». Proie tentante, elle souffre désormais des rivalités de deux nouveaux maîtres de la Méditerranée : les Ottomans et les Espagnols. Ces derniers finissent par s'imposer : la ville est conquise et la population subit des atrocités en raison de sa neutralité dans la rivalité hispano-turque.

Suite à la conquête de 1574, la ville est confié à des Ottomans. Les janissaires s'installent dans la kasbah et le nombre d'Ottomans, d'origine ou d'adoption, s'accroît régulièrement. Face à cette minorité privilégiés, la population hammamétoise est reléguée au second plan. Mais ce phénomène ne dure pas car les Ottomans subissent profondément l'influence de la population autochtone et sont vite assimilés : l'apparition des Kouloughlis, issus d'unions entre Ottomans et de femmes du pays, est à l'origine de cette assimilation. Hammamet souffre également de la concurrence entre les États chrétiens et les régences barbaresques : celle-ci fait l'objet de deux razzias célèbres opérées par la flotte de l'ordre des chevaliers de Malte (en 1602 et 1605). Ainsi, la première expédition est un succès pour les chevaliers mais la population prend sa revanche lors de la deuxième expédition qui est un échec retentissant pour l'Ordre de Malte. Depuis, le nom d'Hammamet, défiguré dans les langues latines en Maometta, Mahomette et même Emmamette, devient célèbre en Europe occidentale.

Avec l'afflux de réfugiés andalous chassés d'Espagne au début du XVIIe siècle, l'agriculture maraîchère et l'arboriculture connaissent une relance remarquable au cours des XVIIe et XVIIIe siècles. Hussein Ier Bey, fondateur de la dynastie husseinite, visite la ville en 1727 et ordonne la construction d'une nouvelle mosquée et la restauration de la Grande Mosquée et des remparts de la médina.

Sous Hammouda Pacha, l'artisanat textile connaît un essor remarquable. Mais le XIXe siècle est une période de difficultés au cours de laquelle la population devient de plus en plus victime de la ponction fiscale des beys et de la pression européenne. 

En 1881, la ville est conquise sans grande résistance par la Compagnie franche de Tunisie placée sous les ordres du commandant Désiré Bordier. Venu conquérir Hammamet, Bordier est conquis à son tour par la magie des lieux et y fixe sa résidence et sa dernière demeure. Désormais, la ville subit le choc de la modernité : la médina avec ses différents pôles et structures se marginalise progressivement au profit d'un nouveau noyau urbain extra muros. La ville inaugure plusieurs commodités urbaines : chemin de fer (1899), électricité, téléphone, école française, église catholique (1884), etc. Avec la création de la municipalité le 19 novembre 19422, d'autres commodités sont introduites. Célèbre pour ses citrons, Hammamet jusqu'en 1930 demeure avec Nabeul la première zone agrumicole du pays.

De nombreux écrivains-voyageurs en quête essentiellement d'exotisme et de pittoresque décrivent et chantent la beauté d'Hammamet par l'image et le texte, contribuant ainsi à la renommée de la ville. Dès lors, Hammamet devient une station de villégiature hivernale fort prisée et déjà assez fréquentée au début du XXe siècle. Le grand peintre Paul Klee, lors de son passage à Hammamet en 1914, est ébloui par sa lumière, ses couleurs, et ses formes. En la découvrant, il écrit : « J'ai compris en découvrant cette petite bourgade de pêcheurs que l'art ne rend pas le visible mais qu'il rend visible ». Avant la Première Guerre mondiale, August Macke, Gustave Flaubert, Guy de Maupassant, André Gide et Oscar Wilde sont également séduits par la ville. À la suite du krach de Wall Street en 1929, un milliardaire roumain, Georges Sebastian, découvre Hammamet et s'y fait construire une villa de rêve. Il y invite ses amis. Séduits par le charme de l'endroit, certains acquièrent de petites maisons dans la médina et les transforment à leur goût alors que d'autres préfèrent construire à la campagne de somptueuses villas imitant le style arabo-musulman de la villa Sebastian.

Hammamet attire alors d'autres célébrités tels Jean Cocteau, Wallis Simpson et le duc de Windsor. La Seconde Guerre mondiale met à dure épreuve la population hammamétoise. Le palais de Sebastian est réquisitionné en 1943 par le maréchal Rommel qui y installe son quartier général. Durant la guerre, d'autres célébrités de passage fréquentent les lieux tels Winston Churchill, les généraux Von Arnim, Montgomery et Eisenhower et le roi George VI.

Après la guerre, Hammamet redevient un havre de paix et accueille de temps à autres des hôtes prestigieux tels Bettino Craxi, Sophia Loren, Adamo ou Frédéric Mitterrand. Hammamet devient ainsi une véritable ville cosmopolite préparant les conditions du développement touristique après l'indépendance (1956). Quant à Sebastian, ne souhaitant pas revenir dans sa maison, il la vend à l'État tunisien en 1962. Celui-ci la transforme en centre culturel, dont le théâtre en plein air, ajouté à l'intérieur des jardins de la villa en 1964, accueille chaque été le Festival international d'Hammamet, le second de Tunisie après celui de Carthage.

A "Fourati" hotel Hammametben

Heni és Iván